Le 6 Septembre dernier, le magazine InfoWorld nous décerne  le très convoité "Editor's Choice Award"
pour notre offre Blade M1000e qui obtient la notification “Excellent”  avec un score de 9/10 aux différents benchs.


" Il semble bien que Dell ait mis les bouchées doubles, surtout en ce qui concerne son offre Blade.
En 2010, j’ai étudié ses châssis et serveurs lames PowerEdge M1000e, ainsi que les lames concurrents de HP et IBM, et j’en ai tiré une très bonne impression d’ensemble.
À moindre coût, les lames Dell étaient aussi performantes et manageables que les autres. Seule ombre au tableau le choix proposé restait limité rapport à la concurrence.


Tout peut changer en deux ans ! La preuve !

En 2010, Dell ne proposait qu’une gamme limitée de lames serveur. Il y avait celles à deux ou quatre processeurs, mais aucune lame haute densité, ni orientée virtualisation ou stockage. Maintenant, toutes ces options sont disponibles et livrées dans le même châssis M1000e/10U de hauteur.
D’un point de vue purement « matériel », le Dell PowerEdge M1000e est un système avec plusieurs cordes à son arc.
La profusion d’options pour lames, dont les nouvelles lames haute densité comme la lame PowerEdge M420, l’impressionnante lame de stockage PS-M4110 et le commutateur Force10 MXL 10G/40G, offrent maintenant plus de souplesse et d’évolutivité que jamais.
Mais Dell est allé plus loin. Le fardeau administratif est allégé par des outils de gestion séduisants et fonctionnels qui ajoutent au charme du M1000e. L’intégration du management du commutateur Force10 au système est en cours de réalisation, et Dell doit encore surmonter l’obstacle de la centralisation de la gestion de plusieurs châssis. En attendant, la marque a quand même réussi à créer une offre Blade bien étoffée 

SAN pareil…Parmi les dernières lames de Dell, la toute nouvelle lame de stockage EqualLogic PS-M4110 devrait être au centre de tous les intérêts. C’est une lame Demi hauteur / Double largeur qui accueille 14 disques de 2,5 pouces et 2 contrôleurs redondants, connectés à la structure de commutation via deux interfaces 10G internes, une par contrôleur. Malgré son faible encombrement, c’est une solution SAN iSCSI EqualLogic entièrement fonctionnelle, avec des capacités identiques aux baies PS4100 EqualLogic classique.
La lame de stockage PS-M4110 utilise le même firmware et se comporte exactement comme la baie classique EqualLogic , ce qui signifie qu’elle peut être contrôlée au sein d’un groupe EqualLogic comprenant jusqu’à seize baies EqualLogic de différents types à condition que des baies série PS6100 fassent partie de l’ensemble. Sinon, les baies série PS 4000 sont limitées à deux par groupe.
La lame de stockage EqualLogic PS-M4110 s’ouvre comme un tiroir, les quatorze disques et contrôleurs permutables à chaud sont alors insérés et retirés par le haut. Sur la face avant, une série de voyants indiquent l’état de chaque disque et contrôleur d’un simple coup d’œil et, lorsque le tiroir est ouvert, chaque lame possède aussi son propre voyant sur sa face supérieure.

Ce petit bijou, dont le nom de code est Colossus, peut contenir jusqu’à 14 To de stockage brut dans quatorze disques SAS de 1 To, ou les répartir dans une solution hiérarchisée, avec cinq disques SSD et neuf disques SAS. En outre, il peut accueillir un maximum de quatre baies de stockage PS-M4110 dans un seul châssis M1000e, ce qui occupe huit emplacements, mais en laisse huit autres pour des lames serveur .
Il est important de souligner que contrairement à certaines lames de stockage concurrentes, la PS-M4110 n’est pas conçue pour se connecter directement à une lame adjacente comme dans une solution de stockage à connexion directe (DAS). C’est une vraie baie SAN iSCSI Enterprise totalement fonctionnelle qui se connecte au réseau comme n’importe quelle autre solution SAN iSCSI Equallogic classique.

Une riche offre d’options
En plus du Colossus, Dell a complété son offre avec un ensemble de lames  serveur. La lame de base Dell est le PowerEdge M520, une serveur bi socket  , ½ hauteur et conçue pour la virtualisation et l’hébergement de charges de travail d’applications Enterprise. La lame comporte deux processeurs Intel Xeon série E5-2400, jusqu’à 384 Go de RAM avec des modules DIMM 32 Go distribués entre les douze connecteurs DIMM, et quatre cartes réseau Gigabit, plus l’option d’ajout de deux cartes mezzanines d’E/S maximum, telles que Fibre Channel ou 10G Ethernet. Deux disques SAS 2,5 pouces permutables à chaud sont inclus, bien que la M520 propose également 2 cartes SD (redondantes) internes afin de démarrer des hyperviseurs intégrés et se passer de disques physiques.
Comme toutes les autres lames, la M520 est équipée d’une carte d’administration à distance iDRAC intégrée qui permet l’accès distant à la console de la lame et offre une multitude de capacités de management.
Vient ensuite la grande sœur de la M520, la M620, foncièrement identique, mais avec une puissance accrue grâce aux processeurs Intel série E5-2600, jusqu’à 768 Go de RAM et des interfaces 10G Ethernet doubles. Comme dans la M520, où les E/S peuvent être étendues avec une ou deux cartes mezzanines, vous pouvez tranquillement envisager d’utiliser six interfaces 10G, ou quatre interfaces 10G et deux Fibre Channel, ou encore des interfaces InfiniBand. Pour dire les choses plus simplement, un grand choix d’options d’E/S est à votre disposition.

Ensuite en montant en gamme, nous avons la M820, une lame pleine hauteur quadri socket  avec des caractéristiques adaptées pour des applications Enterprise intensives. Elle intègre des processeurs Intel série E5-4600, tolère jusqu’à 1,5 To de RAM et accueille des interfaces  réseau Dual Port 10G.
Quatre disques SAS 2,5 pouces permutables à chaud sont inclus, et il reste de la place pour quatre cartes mezzanines d’E/S, de quoi remplir à ras bord cette lame d’E/S de stockage et réseau. Les cartes mezzanines sont non seulement interchangeables, mais sont compatibles avec toutes les lames. Les mêmes cartes 10G double-port, Fibre Channel et InfiniBand peuvent être utilisées dans tous les modèles de lames. La M820 est une lame haute gamme  , destinée aux charges de travail intensives et gourmandes en RAM.
L’une des lames les plus intéressantes est la M610x. Elle est destinée à un marché de niche, avec ses deux slots d’extension PCIe hautes performances à l’intérieur de la lame avec connecteurs accessibles en face avant. L’aspect calcul de la M610x repose sur deux processeurs Intel « Westmere » série 5600, prenant en charge jusqu’à 192 Go de RAM et deux cartes Gigabit réseau.

Mais ce sont les 2 emplacements PCIe qui font de cette lame une lame à part. Ils peuvent prendre en charge des cartes PCIe GPU (pour les déploiements VDI, par exemple ) ou n’importe quelle autre carte PCIe compatible, comme des contrôleurs RAID et bien plus.

Avec des connecteurs accessibles en face avant, cette lame peut être raccordée à des baies de stockage externes. Cela n’est pas courant, mais si vous recherchez une lame équipée de cartes PCIe, la M610x est celle qu’il vous faut.

La M910 fait également partie de la famille, avec quatre processeurs Intel Xeon 8 ou 10 cœurs, jusqu’à 1 To de RAM distribués entre trente-deux connecteurs et deux disques 2,5 pouces permutables à chaud. Comme pour toutes les autres lames, les options d’E/S sont prises en charge par les mêmes cartes mezzanines et comprennent des ports 1G, 10G et Fibre Channel, ainsi qu’un module InfiniBand dual port.

Du côté AMD, il y a la lame M915. Celle lame pleine hauteur est équipée de quatre processeurs AMD Opteron 16 cœurs, prend en charge jusqu’à 512 Go de RAM et inclus deux disques 2,5 pouces permutables à chaud. La capacité d’E/S de cette lame est considérable, car vous pouvez aller jusqu’à une douzaine de ports 10G Ethernet. La RAM de 512 Go maximum semble toutefois un peu faible.

 

La solution lame EqualLogic PS-M4110 propose 14 disques SAS 2,5’ ou 5 disques SSD et 9 disques SAS. Le boîtier M1000e peut accueillir quatre lames PS-M4110, ce qui laisse 8 emplacements pour des lames serveur.


En définitive, la PowerEdge M420 de Dell est peut-être la lame la plus intéressante entre toutes. Quart de hauteur et bi socket, elle peut être installée au sein du châssis Blade dans une emplacement pleine hauteur classique , celui-ci pouvant contenir quatre de ces petites lames verticalement. Chaque M420 accueille un ou deux processeurs Intel série E5-2400 et tolère jusqu’à 192 Go de RAM, mais n’inclut que six emplacements DIMM (trois par processeur) et aucune option de disque dur. Le stockage local est pris en charge soit par deux disques SSD 1,8 pouces permutables à chaud, soit par les cartes SD intégrées pour les installations avec hyperviseur.
La M420 inclut deux ports 10G intégrées et peut prendre en charge une carte mezzanine d’E/S, vous pouvez ainsi installer quatre interfaces 10G dans cette lame ¼ de hauteur. Éventuellement, vous pouvez utiliser deux interfaces 10G et deux interfaces Fibre Channel 8 Go ou InfinitiBand. Cela fait un grand nombre d’E/S dans un format aussi compact.
Fait surprenant, il n’y a pas de limite en ce qui concerne le nombre de lames pouvant être installées sur un seul châssis. Vous pouvez ainsi placer trente-deux de ces petits serveurs et disposer ainsi de soixante-quatre processeurs, chacun pouvant inclure jusqu’à huit cœurs, soit cinq cent douze cœurs dans un seul et même châssis. Si vous avez décidé de casser votre tirelire pour optimiser la RAM avec des DIMM 32 Go, vous pouvez doter ces cœurs de plus de 6 To de RAM. Cela commence à être du sérieux niveau densité.

 

 Les serveurs lames PowerEdge M420 1/4 de hauteur vous permettent de faire tenir jusqu’à soixante-quatre processeurs et un ensemble complet d’E/S dans un unique boîtier M1000e.

 Une avancée fracassante
Si les capacités d’E/S du châssis M1000e sont maintenant aussi riches que les options de lames, c’est essentiellement grâce à l’acquisition par Dell dans le monde des réseaux de Force10. En effet, à l’intercommunication de base 1G des modules de commutation d’E/S Dell PowerConnect et Cisco disponibles auparavant, Dell associe désormais le communtateur Force10 MXL qui affiche trente-deux interfaces 10G internes et deux interfaces 40G externes, avec deux emplacements pour module FlexIO pour une extension supplémentaire 10G en fibre ou cuivre. C’est sans aucun doute une avancée fracassante pour Dell, notamment, grâce aux liens 40G de ces commutateurs. De plus, il est possible d’empiler jusqu’à six de ces switchs afin de consolider et gérer de façon centralisée la commutation de plusieurs châssis.
Toutefois, l’intégration entre la MXL et le châssis n’est pas encore totalement aboutie. Si les commutateurs se comportent comme prévu, ils présentent néanmoins de façon générique leurs interfaces 10G (comme TenGigabitEthernet 0/1, TenGigabitEthernet 0/2, etc.) et il n’existe pas encore de solution simple pour mapper ces ports réseaux aux ports d’E/S des lames . Par exemple, si vous voulez configurer le port 10G pour la seconde interface 10G de la lame M620, au niveau de l’emplacement 7, vous avez besoin d’un diagramme pour déterminer quelle est l’interface qui correspond à la MXL. Or, lorsque vous devez configurer quatre ou six interfaces 10G par lame ou bien un châssis entièrement chargé, comprenant trente-deux lames M420 avec soixante-quatre interfaces 10G, cela devient vite très compliqué.

Une intégration plus étroite entre les modules de commutation et le châssis en lui-même est nécessaire pour fournir ces mappages au sein de l’interpréteur de ligne de commande pour la commutation. Les administrateurs réseau n’aiment pas être obligés de consulter des tableurs pour déterminer le port qu’ils doivent mettre au point.

Cela mis à part, le module Dell PowerConnect M8024 prend en charge seize ports 10G externes et jusqu’à huit ports externes en utilisant les emplacements FlexIO du module. Il y a également les modules Fibre Channel 4 Go et 8 Go, dont le Brocade M5424, deux modules InfiniBand prenant en charge les protocoles Infiniband QDR (Quad Data rate) et DDR (Double Data Rate) et des commutateurs 1G plus classiques, sans compter les modules d’intercommunication Passthrough pour ports 10G, 1G et Fibre Channel. Dell a ajouté la fonctionnalité de partitionnement indépendant du commutateur qui autorise le partitionnement des liens physiques 10G de chaque lame en quatre interfaces logiques répondant à des règles de qualité du service et de priorité liées à chaque interface logique. Le système d’exploitation voit plusieurs interfaces indépendantes qui sont des sous-ensembles de l’interface 10G et les administrateurs peuvent attribuer la bande passante aux différents VMs. C’est une fonctionnalité plus que bienvenue, qui manquait jusqu’à maintenant aux solutions Dell.

 

Gestion des lames en masse
Mis à part la gestion des nouveaux commutateurs Force10, l’ensemble d’outils de gestion présent dans le châssis M1000e est plutôt complet. Dell a été particulièrement attentif aux besoins des châssis lames à plus haute densité et a pris les mesures qui s’imposent pour réduire les tâches répétitives liées à l’infrastructure des lames.

Grâce à la carte d’administration à distance iDRAC de chaque lame et au contrôleur de gestion du châssis Dell CMC (Châssis Management Controller), le châssis M1000e simplifie les tâches rébarbatives comme les mises à jour du BIOS massives et facilite énormément l’exploration des informations spécifiques à chaque lame. D’un seul clic, vous pouvez obtenir une vue contenant chaque version de firmware sur le serveur et sa date d’installation, et d’un autre clic, vous pouvez afficher les informations spécifiques à chaque composant matériel, des DIMM individuels aux éléments du bus PCI. C’est extrêmement pratique.

 

Le contrôleur de gestion du châssis Dell vous présente dans un tableau les détails du serveur lame et les alertes
Il est également possible de configurer des inventaires du matériel et de contrôler l’état de la garantie. En outre, les mises à jour de firmware planifiées peuvent s’effectuer sur un partage local ou via le service FTP de Dell, afin que les fichiers de firmware soient distribués aux hôtes. L’idée est de simplifier le plus possible le processus et de permettre aux administrateurs de planifier les mises à jour de firmware sur plusieurs serveurs distincts, afin d’automatiser la mise d’un hôte (à supposer qu’il s’agisse d’un hôte de virtualisation) en mode maintenance, d’appliquer les mises à jour, de redémarrer le système et de replacer les hôtes dans le cluster. Pour les serveurs Standalone, le processus de redémarrage reste incontournable, mais peut également être automatisé.

Dell a doté ses systèmes d’une gestion multichâssis permettant de configurer le CMC pour qu’il se connecte aux instances CMC sur d’autres châssis et bascule sur cette console de gestion en un seul clic. Toutefois, cette solution ne permet pas de gérer directement plusieurs châssis à partir de la même console, mais le fait de lier des consoles de gestion indépendantes est déjà un bon pas en avant.

Dell fournit également une intégration dans la console VMware, via une machine virtuelle et un plug-in pour le client vSphere. La machine gère le stockage des données et les tâches de distribution, et le plug-in permet aux administrateurs de travailler dans le client vSphere pour gérer les tâches matérielles et surveiller l’état des différents éléments du système.

Tout cela nécessite la carte Dell iDRAC avec une licence Enterprise, car la licence de base ne permet pas une gestion avancée. De plus, la licence de base ne permet malheureusement plus l’accès à la console graphique, une fonctionnalité que Dell a inclus pendant longtemps dans sa version de base, contrairement à HP.

Avec le temps, Dell a adopté la même stratégie ; bien qu’il soit possible de se connecter à la console de texte d’un système basé sur Unix via l’iDRAC avec une licence de base, cela n’est pas possible avec un système Windows ou tout autre système doté d’une interface utilisateur graphique."